Le premier livre de la maison · 44 pages

Le Livre de Papy : deux siècles d’une famille, de la Flandre au pays de Lille.

Un exemple vaut mieux qu’une promesse. Voici le premier livre de la maison, offert à un grand-père pour son anniversaire : ce qu’il raconte, comment il le prouve, et ce que vous pouvez en feuilleter.

Un cadeau d’anniversaire, parti de quelques souvenirs

Le Livre de Papy n’était pas une commande. Antoine, le fondateur de la maison, l’a écrit pour son propre grand-père, à partir de quelques noms et d’une boîte de photographies. Le volume compte 44 pages. Pour l’écrire, 225 preuves ont été évaluées, de l’acte d’état civil à la fiche militaire.

Un extrait de huit pages est publié, avec l’accord de la famille : cinq pages du livre, entre une couverture, une note au lecteur et une page de clôture propres à l’extrait. Les personnes vivantes et les passages intimes du livre complet n’y figurent pas.

Couverture brune du Livre de Papy, encadrée de filets cuivrés
La couverture de l’extrait public. Sous-titre : « Deux siècles d’histoire familiale entre Flandre, Artois et pays de Lille ».

Édouard : une mort qu’il faudra six ans pour écrire

Édouard naît en février 1890 dans la Vienne, fils d’un tisserand. En décembre 1910, à la naissance de sa fille Gabrielle, il est gareur-encolleur à Haspres, dans le Nord : un métier du tissage. Il quitte ensuite l’atelier pour la rue. Les documents le disent paveur, à Lille.

Sergent au 72e régiment d’infanterie, il est tué à l’ennemi le 6 septembre 1914, au tout début de la bataille de la Marne. Il a vingt-quatre ans. Aucun acte de décès ne peut être dressé sur le moment. Il faut un jugement, rendu le 28 octobre 1920 et transcrit à Lille le 28 décembre, pour que sa mort existe civilement. Six ans après.

Pages 27 et 28 du Livre de Papy, présentées côte à côte : le récit de la mort d’Édouard en septembre 1914, puis sa fiche officielle « Mort pour la France »
Pages 27 et 28, présentées côte à côte. Le récit, puis la fiche officielle de la base Mémoire des hommes : le seul portrait administratif qui reste de lui.

Le lieu même pose une difficulté que le livre n’a pas voulu lisser : le jugement et la fiche officielle ne l’écrivent pas de la même façon. Les deux lectures sont conservées côte à côte. L’historique du régiment place bien un bataillon dans le secteur ce jour-là ; rien ne permet d’y rattacher Édouard nommément, et le livre le dit.

La conséquence de cette mort, elle, est documentée avec précision : le 8 mai 1923, Gabrielle, douze ans, est adoptée par la Nation.

Un souvenir, à sa juste place

La famille se souvenait de médailles militaires avec lesquelles un enfant jouait après la guerre. L’enquête a cherché la décoration, et le livre écrit ce que les sources autorisent : le souvenir est réel, aucune décoration n’est attestée au nom d’Édouard, le rapprochement est plausible et s’arrête là.

Les trois recherches qui ont permis d’écrire ces deux pages sont expliquées dans les guides de la maison : lire une fiche matricule, comprendre un jugement déclaratif de décès et retrouver un pupille de la Nation.

Héloïse : quatre actes belges, un métier, une frontière

Héloïse vient de l’autre côté d’une frontière que les registres de sa famille ne commentent jamais. Quatre actes belges, relus dans les originaux, dessinent une lignée dont le métier ne change pas d’une génération à l’autre : le fil.

Son père naît à Ypres en 1836, fils d’un tailleur né à Bruges. Sa mère y naît en 1847 ; les registres d’Ypres l’appellent Emelia Justina, les actes français Amélie. Ils se marient à Comines, côté belge, le 23 novembre 1868 : lui ouvrier tisserand, elle ouvrière au fil. Le père du marié donne son consentement depuis l’hospice d’Ypres, où l’acte le décrit comme « vieillard de l’hospice ». Plusieurs des leurs déclarent ne pas savoir écrire, et l’acte le consigne.

Pages 32 et 33 du Livre de Papy : le récit de la lignée d’Héloïse entre Ypres et Comines, face à l’acte de mariage belge de 1868
Pages 32 et 33. L’acte de mariage de 1868, conservé aux Archives de l’État en Belgique, en regard du récit.

Héloïse naît à Comines le 21 décembre 1869. Elle sera fileuse, et c’est en traversant la Lys, la frontière, qu’elle se marie en 1894.

Ces actes établissent des lieux, des métiers, des filiations confirmées deux fois. Ils ne disent ni les ateliers ni les employeurs : aucune de ces personnes ne peut être rattachée à une usine précise, et le livre s’interdit de le faire pour rendre le récit plus vivant. La méthode suivie est décrite dans le guide retrouver ses ancêtres belges.

Le pays de la famille

Une carte dessinée pour le livre réunit les lieux des actes : la Flandre, les canaux du Calaisis, la vallée de la Lys, Lille et ses courées, Haspres. Deux encadrés rappellent les lieux plus lointains : la Vienne, où naît Édouard, et la Marne, où il tombe.

La carte des lieux de la famille, de Bruges à Haspres, page 39 du Livre de Papy, et la page de clôture de l’extrait
Page 39 et page de clôture de l’extrait : « Ce que la mémoire avait gardé, les archives l’ont confirmé. »

La méthode, visible à chaque page

  • Le récit avance avec sa preuve. Le document qui établit un fait est reproduit en regard du récit, ou à la page suivante.
  • « Ce que les actes établissent ». Chaque récit se termine par un encadré qui liste les faits prouvés, avec leur date et, lorsqu’il existe, le numéro de l’acte.
  • Les certitudes, les probabilités et les questions ouvertes restent distinctes. Une hypothèse n’est jamais présentée comme un fait.
  • Chaque document porte sa référence : l’institution qui le conserve, les vues du registre, le numéro de l’acte.

L’édition numérique privée

Chaque livre s’accompagne d’un site réservé à la famille : l’arbre à explorer, les documents d’archives en visionneuse, les lieux sur carte, la chronologie. La démonstration est extraite du Livre de Papy et publiée avec l’accord de la famille : neuf personnes, deux actes d’archives. Votre édition numérique, elle, resterait privée.

Ouvrir l’extrait (PDF · 8 pages)

Questions fréquentes

01Peut-on lire le livre en entier ?

Non. Un extrait de huit pages est publié, avec l’accord de la famille : cinq pages du livre, entre une couverture, une note au lecteur et une page de clôture propres à l’extrait. Les personnes vivantes et les passages intimes n’y figurent pas, et il en ira de même pour le vôtre : rien n’est montré sans accord écrit.

02Mon livre ressemblera-t-il à celui-ci ?

Dans sa forme, oui : un récit accompagné de ses preuves, un arbre, une chronologie, des cartes, des documents commentés, 30 à 48 pages reliées. Dans son contenu, non : chaque livre raconte une seule famille, avec ses lieux, ses métiers et ses documents.

03Que signifie « 225 preuves évaluées » ?

Une preuve relie un fait à un document précis : l’acte, l’endroit où le lire, ce qu’il dit. Chacune est évaluée : l’information est-elle de première main, directe, contredite ailleurs ? 225 ont été examinées pour ce livre. Seul ce qui est établi est écrit comme un fait.

L’étude de faisabilité · gratuite et sans engagement

Trois familles ouvriront les premières éditions.

Le premier livre est écrit, l’extrait en témoigne. Décrivez votre projet en quelques lignes : vous recevez sous 48 h une étude qui indique ce que les archives permettent d’espérer, ce que contiendrait le livre, la date de remise et le prix. Rien n’est payé avant votre accord écrit.

  • Réponse personnelle d’Antoine sous 48 h
  • Contenu, date et prix confirmés par écrit avant toute commande
  • 3 éditions d’ouverture : un deuxième exemplaire relié offert
  • Pour un livre remis avant Noël 2026 : demande à envoyer au plus tard le dimanche 8 novembre
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