Trois façons d’obtenir un livre de famille
On appelle « livre généalogique » trois objets très différents : le répertoire imprimé automatiquement depuis un logiciel, l’ouvrage que l’on met en page soi-même avant de le confier à un imprimeur, et le livre recherché, écrit et composé sur mesure. Voici comment choisir selon ce que vous avez déjà entre les mains.
| Approche | Ce que vous fournissez | Ce que vous recevez | Budget constaté |
|---|---|---|---|
| 1. Génération automatique depuis un arbre (GEDCOM) | Un arbre déjà saisi sur un site ou un logiciel de généalogie. | Des fiches individuelles classées par génération, avec phrases types et index des noms. | 18 à 80 € selon la pagination et la reliure |
| 2. Auto-édition et impression à partir de votre maquette | Le texte rédigé, les actes recadrés et un fichier PDF mis en page par vos soins. | L’impression à l’unité ou en petite série de votre propre fichier. | 15 à 90 € par exemplaire, plus vos heures de rédaction |
| 3. Livre écrit et composé sur mesure (Les Grands Papiers) | Quelques noms, un lieu, des photographies ou un début d’arbre. | La recherche dans les archives, le récit écrit, les preuves commentées, les cartes, le livre relié et l’édition numérique privée. | À partir de 1 490 €, prix ferme avant commande |
1. La génération automatique : utile quand l’arbre est déjà complet
Si vous avez passé plusieurs années à bâtir un arbre de plusieurs centaines d’individus sur Geneanet, Heredis ou Généatique, des outils comme Patronomia ou les fonctions d’export de votre logiciel permettent d’en tirer un livre en quelques minutes à partir d’un fichier GEDCOM.
C’est la bonne solution pour sauvegarder une base de données sur papier. Chaque fiche indique qui est né où, qui a épousé qui, et quels enfants sont issus du couple. En revanche, l’outil ne peut raconter que ce que vous avez déjà saisi : il ne va pas chercher la fiche matricule d’un arrière-grand-père, ne replace pas un métier dans son époque et ne distingue pas une certitude d’une simple piste copiée sur un autre arbre.
2. L’auto-édition : quand vous voulez écrire et mettre en page vous-même
Si vous aimez chercher dans les archives et rédiger, vous pouvez composer votre propre livre dans un logiciel de mise en page, l’exporter en PDF, puis le faire imprimer à l’unité chez un imprimeur en ligne (CoolLibri, BoD, Graphiscann ou un atelier de reliure).
Trois règles d’atelier si vous préparez votre propre maquette
Ne réduisez pas un acte entier au format d’un timbre-poste. Un acte d’état civil du XIXe siècle devient illisible s’il est trop réduit : reproduisez la page en grand, ou encadrez l’extrait utile accompagné de sa transcription. Prévoyez des marges intérieures généreuses (au moins 22 mm côté reliure) pour qu’aucun nom ne disparaisse dans le pli. Citez la cote de chaque document au bas de la page : sans elle, une image d’archive perd la moitié de sa valeur pour ceux qui vous liront dans vingt ans.
La maison publie gratuitement son guide comment écrire l’histoire de sa famille pour ceux qui choisissent cette voie. Comptez cent à deux cents heures de travail entre la vérification des sources, l’écriture, le détourage des actes et la mise en page.
3. Le livre écrit et composé sur mesure : quand vous voulez offrir une histoire qui se lit
La plupart des familles ont l’inverse d’un fichier GEDCOM prêt à imprimer : elles ont une boîte à chaussures pleine de photographies, un livret de famille, deux ou trois souvenirs transmis à table, et pas un mois entier à passer aux archives départementales.
C’est pour elles que travaillent Les Grands Papiers. Vous confiez vos repères de départ ; la maison mène l’enquête dans les registres, sélectionne les 12 à 20 documents les plus parlants, écrit un récit de 45 à 70 pages, dessine l’arbre et la carte des lieux, puis soumet l’épreuve complète à votre relecture avant de faire relier l’ouvrage.
Le premier livre de la maison, Le Livre de Papy, montre le résultat : 44 pages, 225 preuves évaluées, dont huit pages sont consultables librement en PDF. Avant toute commande, une étude de faisabilité gratuite vous indique sous 48 h ce que les archives permettent de raconter pour votre famille, à quelle date et pour quel prix ferme.
Questions fréquentes
01Peut-on faire un livre généalogique sans avoir encore d’arbre ?
Un logiciel automatique ou un imprimeur en ligne demande un arbre déjà construit ou une maquette prête à imprimer. Une maison d’histoires familiales part au contraire de quelques noms, d’un lieu et de vos photographies : elle mène la recherche dans les archives, écrit le récit et compose le livre.
02Quelle différence entre un livre généré depuis un fichier GEDCOM et un livre écrit ?
Un générateur automatique aligne des fiches par génération à partir de votre base de données : c’est un répertoire précieux pour conserver des centaines de noms. Un livre écrit sur mesure choisit une lignée ou un couple, raconte ce que vivaient ces personnes, reproduit les actes originaux en regard du texte et distingue ce qui est prouvé de ce qui demeure incertain.
03Quel format de reliure choisir pour qu’un livre de famille dure ?
Privilégiez une couverture rigide (reliure cartonnée) et un papier épais, mat ou légèrement ivoire, de 115 à 150 g/m². C’est ce qui permet aux reproductions d’actes anciens, aux cartes et aux photographies de rester lisibles sans transparence d’une page à l’autre.
04Combien de temps faut-il pour obtenir un livre achevé ?
Si votre maquette PDF est déjà prête, un imprimeur livre en une à deux semaines. Si tout reste à chercher et à écrire, l’objectif de la maison est de remettre le livre relié en 30 jours après validation de l’étude de faisabilité.