Ce que l’on n’offre qu’une fois
À quatre-vingts ans, un grand-père n’a plus besoin d’objets. Ce qui le touche encore, c’est ce qui parle des siens : le métier de son père, le village d’où l’on venait, la guerre dont son propre grand-père ne racontait rien. Ces histoires existent. Elles dorment dans les registres d’état civil, les recensements et les archives militaires, et personne dans la famille n’a eu le temps d’aller les chercher.
La maison les retrouve, les vérifie et les compose en un livre relié, écrit pour lui. Un livre unique, consacré à une seule famille : la sienne.
Ce que le livre lui apprend sur les siens
- Les métiers. Chaque acte de naissance ou de mariage note la profession des parents et des témoins. Génération après génération, on voit une famille changer de métier, ou garder le même.
- Les lieux. Les recensements suivent un foyer de rue en rue, de village en village. Le livre en tire une carte dessinée pour la famille.
- Les visages. Les registres militaires décrivent chaque conscrit : la taille, la couleur des cheveux et des yeux, le niveau d’instruction. C’est souvent le seul portrait qui reste d’un aïeul.
- Les épreuves. Une mobilisation, un veuvage, un enfant placé sous la protection de la Nation : les archives disent ce que la famille a traversé, avec des dates et des preuves.
Le premier livre de la maison était pour un grand-père
Le Livre de Papy a été offert à un grand-père pour son anniversaire. Il remonte deux siècles à partir de quelques noms et d’une boîte de photographies. On y rencontre Édouard, sergent de vingt-quatre ans tué en septembre 1914, dont la mort ne fut inscrite à l’état civil que six ans plus tard, et sa fille Gabrielle, adoptée par la Nation à douze ans.
Dans cette famille, on se souvenait de médailles avec lesquelles un enfant jouait après la guerre. Le livre a gardé le souvenir, cherché la décoration, et écrit ce que les sources permettaient d’écrire : le souvenir est réel, aucune médaille n’est attestée.
En secret, ou avec lui
Les deux se font. Si vous tenez à la surprise, quelques repères suffisent pour commencer : son nom, ceux de ses parents, un lieu, une période. La maison travaille discrètement avec vous et, s’il le faut, avec un autre membre de la famille.
Si vous préférez l’associer, ses souvenirs entrent dans le livre, à leur place : ce qu’il raconte est présenté comme un témoignage, ce que les actes établissent comme un fait. Les deux se répondent.
Quand s’y prendre
L’objectif de la maison est de remettre le livre trente jours après la validation du projet. Comptez six semaines avant la date qui compte, le temps de réunir vos repères et de recevoir l’étude de faisabilité. Celle-ci est gratuite et vous parvient sous 48 h : elle dit ce que les archives permettent, ce que le livre contiendra, pour quelle date et à quel prix. Vous décidez ensuite.
Questions fréquentes
01Mon grand-père sait très peu de choses sur sa famille : est-ce un obstacle ?
Non. C’est même là que le livre apporte le plus. Un nom, un lieu et une période approximative suffisent pour évaluer une piste. L’étude de faisabilité, gratuite, vous dit sous 48 h ce que les archives permettent d’espérer.
02Peut-on garder la surprise jusqu’au jour de l’anniversaire ?
Oui, lorsque les informations de départ sont suffisantes. La maison travaille discrètement avec la personne qui commande et, si nécessaire, avec un autre membre de la famille.
03Il lit peu : le livre est-il adapté ?
Le livre compte 30 à 48 pages, illustrées de cartes, d’un arbre et de documents d’archives commentés. Il est composé pour être feuilleté et lu à voix haute, pas pour être étudié.
04Peut-on l’offrir à plusieurs, entre petits-enfants ?
Oui. Une seule personne passe la commande et suit le projet ; le cadeau, lui, peut être celui de toute une fratrie ou de tous les petits-enfants.