Guide de recherche

Commencer sa généalogie : par où débuter quand on sait peu de choses

Un nom, un lieu, une date approximative : c’est assez. Le reste se trouve dans des archives publiques, gratuites, consultables de chez soi. Voici dans quel ordre procéder.

Par Antoine, fondateur des Grands Papiers · Mis à jour le · 6 min de lecture

Partir de soi, et remonter

La généalogie va toujours du connu vers l’inconnu : vous, vos parents, vos grands-parents. Avant toute recherche, réunissez ce qui se trouve déjà dans la famille. Le livret de famille donne des dates et des lieux exacts ; une photographie légendée, un faire-part ou un livret militaire en donnent d’autres. Notez pour chaque personne trois choses : un nom, un lieu, une date, même approximative.

Les 75 dernières années : demander les actes

Les actes de naissance et de mariage de moins de 75 ans ne sont pas publics. Mais vous y avez droit pour votre propre famille : un descendant peut obtenir la copie intégrale de l’acte de naissance de ses parents et de ses grands-parents. La demande se fait auprès de la mairie du lieu de naissance, en ligne ou par courrier. Elle est gratuite : méfiez-vous des sites qui font payer cette démarche. Un acte de décès, lui, peut être demandé par n’importe qui.

Chaque acte donne les noms des parents, leur âge, leur profession, leur domicile. Et regardez la marge : les actes de naissance y portent la mention du mariage depuis 1897, et celle du décès depuis 1945. Un seul acte raconte ainsi une vie entière.

Au-delà : les archives en ligne

Passé 75 ans, les registres rejoignent les archives départementales ou municipales, et ceux de plus de cent ans sont le plus souvent consultables en ligne : presque tous les départements les ont numérisés. Les registres eux-mêmes n’ont pas d’index général des noms : pour trouver un acte, il faut le nom, la commune, et une date approximative.

Les tables décennales font gagner du temps. Tenues depuis 1792, elles listent par ordre alphabétique, pour chaque commune et par tranche de dix ans, les naissances, les mariages et les décès, avec la date de l’acte. On cherche le nom dans la table, puis l’acte dans le registre.

Avant 1792, l’état civil n’existe pas : ce sont les registres paroissiaux, où le curé note baptêmes, mariages et sépultures. Ils commencent en général au XVIe ou au XVIIe siècle.

Ce que donne chaque acte

ActeCe qu’il contientCe qu’il permet
NaissanceDate, prénoms de l’enfant ; noms, âge, profession et adresse des parents.Identifier la génération précédente.
MariageDate et lieu de naissance des époux, profession, domicile ; noms de leurs parents et des témoins.Remonter deux familles à la fois. C’est l’acte le plus riche.
DécèsNom, âge, profession du défunt.Clore une vie, et vérifier que l’on suit la bonne personne.

Élargir : les recensements et l’armée

L’état civil dit les dates. Les recensements disent la vie. Organisés tous les cinq ans à partir de 1836 (celui de 1871 a eu lieu en 1872, ceux de 1916 et de 1941 ont été annulés), ils décrivent chaque foyer : le chef de famille, son épouse, les enfants, les aïeux, les domestiques, avec leur âge et leur profession. Les habitants y sont classés par rue et par maison, sans table des noms ; mais la Base de noms de FranceArchives permet désormais de chercher directement une personne dans une grande partie des recensements de 1836 à 1936.

Pour les hommes, les registres militaires ajoutent un portrait : le guide lire une fiche matricule explique comment les trouver.

Les sites utiles

SiteCe que l’on y trouveAccès
Archives départementalesLes registres eux-mêmes : état civil, recensements, matricules.Gratuit
FranceArchivesLe portail national : guides, liste des fonds en ligne, Base de noms.Gratuit
Mémoire des hommesLes soldats morts pour la France, les journaux des unités.Gratuit
GallicaLa presse ancienne et les livres numérisés de la Bibliothèque nationale.Gratuit
FamilySearchDes registres du monde entier, dont la Belgique.Gratuit, avec un compte
GeneanetLes arbres publiés par d’autres généalogistes, des relevés.Gratuit, options payantes
FilaeDes index nominatifs de l’état civil et des recensements.Payant

Cinq erreurs de débutant

  1. Recopier un arbre trouvé en ligne. C’est une piste, pas une preuve. Retrouvez l’acte.
  2. Confondre deux homonymes. Dans un village, deux cousins portent souvent le même nom. Recoupez par le conjoint, les parents, la profession.
  3. Sauter une génération. Chaque lien de parenté doit reposer sur un acte qui le dit.
  4. Ne pas noter ses sources. Dans six mois, vous ne saurez plus d’où vient une date. Notez le registre et la page dès le premier jour.
  5. Chercher une seule orthographe. Les noms s’écrivaient à l’oreille : essayez toutes les variantes.

Et après ?

Un arbre n’est qu’un début. Pour en faire un récit que la famille lira, le guide écrire l’histoire de sa famille prend la suite. Et si une branche résiste ou si le temps manque, c’est le métier de la maison : un nom, un lieu et une période suffisent pour savoir, sous 48 h, ce que les archives permettent.

Questions fréquentes

01Faire sa généalogie est-il gratuit ?

Pour l’essentiel, oui. Les registres de plus de cent ans sont le plus souvent en ligne sur les sites des archives départementales, et les demandes d’actes en mairie sont gratuites. Les sites payants vendent surtout des index qui font gagner du temps.

02Peut-on demander l’acte de naissance de ses grands-parents ?

Oui. Un descendant peut obtenir la copie intégrale d’un acte de naissance ou de mariage de moins de 75 ans, auprès de la mairie du lieu de l’événement. La demande est gratuite.

03Que faire quand on est bloqué ?

Élargissez. L’acte de mariage d’un frère ou d’une sœur nomme les mêmes parents et donne parfois leur origine. Les recensements montrent qui vivait dans la maison. Les tables décennales des communes voisines permettent de retrouver une famille qui a déménagé.

04Jusqu’où peut-on remonter ?

Souvent jusqu’au XVIIe siècle, grâce aux registres paroissiaux. Cela dépend de la conservation des registres dans chaque paroisse, et de la mobilité de la famille.

Sources

L’étude de faisabilité · gratuite et sans engagement

Et si la maison menait cette recherche pour vous ?

Ces méthodes sont celles de la maison. Si le temps vous manque, ou si une branche résiste, décrivez votre projet : vous recevez sous 48 h une étude qui indique ce que les archives permettent d’espérer, ce que contiendrait le livre, la date de remise et le prix.

  • Réponse personnelle d’Antoine sous 48 h
  • Contenu, date et prix confirmés par écrit avant toute commande
  • 3 éditions d’ouverture : un deuxième exemplaire relié offert
  • Pour un livre remis avant Noël 2026 : demande à envoyer au plus tard le dimanche 8 novembre
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